jeudi 1 février 2007


Bienvenue sur le site de notre TPE !

consacré à la réhabilitation des aborigènes d' Australie, nous l' avons conçu dans le cadre de notre TPE
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Nous espérons que vous apprécierez cette visite !


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Voici nos différents articles :

Et en annexe :

La culture aborigène

Chronologie du peuple aborigène


dimanche 7 janvier 2007

ANNEXE : chronologie du peuple aborigène



1770
Le Lieutenant James Cook prend possession de toute la côte Est de l’Australie en hissant le drapeau anglais à l’Ile Possession, tout au nord de la Péninsule du Cape York.

1788
Le Capitaine Phillip hisse le ‘Union Jack’ à Sydney Cove et les campements s’organisent. La population indigène est estimée à 750 000 ,la résistance est immédiate.

1789
Propagation de la variole par les Anglais, qui décime une vaste majorité de la population aborigène de la région de Sydney, puis qui s’étendra ailleurs.

1804
Deux ans après que le drapeau anglais est levé à Van Diemen’s land (Tasmanie), les pionniers sont autorisés à tuer les Aborigènes.

1830
Des conventions de Protectionnisme sont crées, qui durèrent 100 ans.

1837
A Londres, un Comité ’Parliamentary Select Committee’ dénonce le génocide des antipodes.

1848
Les troupes natives de la police de la Nouvelle Galles du Sud sont emmenées au Queensland pour trouver et tuer les natifs et ouvrir les terres à de nouveaux campements.

1859
Charles Darwin publie "Les origines des Espèces" à 60 000 exemplaires. Né en 1809 et mort en 1882, ce naturaliste britannique célèbre, défend la notion de 'sélection naturelle’, de ‘races civilisées’, et de races ‘inférieures’ et bien plus.

1863
Début de l’importation en masse de main-d’œuvre esclave venant des îles Pacifiques au Queensland pour travailler dans les plantations de coton

1868
Le premier tour de cricket australien à l’étranger part pour l’Angleterre; l’équipe est aborigène. 150 Aborigènes sont tués alors qu’ils résistent contre les arrestations dans les Kimberleys.

1876
Truganini, la dernière femme aborigène de pur-sang de Tasmanie meurt à Hobart.

1888
La phrase ´ White Australia Policy ª apparaît sur le boomerang de William Lane’s à Brisbane.

1890
Francis James Gillen (1855-1912) responsable de la ligne télégraphiqued’Alice Springs en 1890 se lie d’amitié avec Baldwin Spencer (1860-1929), un professeur en biologie et anthropologue. Tous deux se lient d’amitié avec lesArrernte (tribu) et deviennent des protecteurs des coutumes et traditions et aussi de leurs droits. Ils publient en 1899, ‘The Native Tribes of Central Australia’ et d’autres volumes suivront.

Le Commonwealth de l’ Australie devient un gouvernement indépendant et membre de l’empire britannique.

1904
Première Commission Royale (Roth) pour les Affaires Aborigènes.

1927
Les Aborigènes sont bannis du centre de Perth (loi abrogée en 1948)

1931
Le territoire aborigène de Arnhem Land , (Territoire du Nord), devient une réserve. On en signe le statut.

1934
Seconde Commission Royale (Mosely) sur le Traîtement des Aborigènes

Le dernier Tigre de Tasmanie meurt au zoo de Hobart. Des témoignages disent que peut-être il en existerait encore, mais il est porté disparu.

1937
Le Gouvernement passe d’une protection passive à une politique d’ assimilation.

1938
En Nouvelle Galles du Sud, fête nationale, des Aborigènes de l’Australie Occidentale et NGS sont amenés de force à Sydney et contraints de jouer un rôle d’acteurs lors de la cérémonie commémorative du 26 Janvier 1788.

1942
La ville de Darwin est bombardée par les Japonais. A Arnhem Land, Les Aborigènes créent une défense contre les Japonais.

1951
Canberra crée une nouvelle commission pour les Aborigènes.

1952
Le premier uranium produit à Uranium Hill en Australie Méridionale part en Angleterre pour des usages atomiques.

1953
Les tests nucléaires anglais à ‘ Emu’ (Australie Méridionale) déclenchent un nuage radioactif qui tue et blesse un certain nombre d’ Aborigènes.

1957
Des tests anglais atomiques à Maralinga dans le désert, au sud de l’ Australie ont lieu, suite à l’accord du gouvernement de Menzies . A nouveau, les Aborigènes sont affectés par la radiation par manque de précaution et sécurité lors des tests.

Mémorial d’Elcho Island, sur une île de la terre d’Arnhem. Plusieurs peuples aborigènes de la région exposent devant l’église de l’île une collection de leurs peintures sur écorce pour obtenir une plus grande autonomie.

1962
L’Acte Electoral du Commonwealth est amendé à affranchir tous les Aborigènes (ie. Le droit de vote s’étend en WA,QLD et NT)

1963
Une peinture sur écorce portant une pétition contre l’ouverture d’une mine est présentée au Parlement australien de Canberra, par onze initiés de la communauté de Yirrkala, dans l’est de la terre d’Arnhem.

1964
A ‘Nourlangie’, nord du Territoire du Nord, des peintures style dit ‘rayons X’ sont peintes sur les parois du rocher. La coutume se perpétue.

1965
Charles Perkins, un activiste Aborigène mène la ‘Freedom Ride’ à travers l’ouest de la Nouvelle Galles du Sud en protestant contre la discrimination et les mauvaises conditions de vie, avec un groupe d’étudiants.

1966
Juillet 1965 - Mars 1966, une commission d’ Arbitration attribue l’égalité des salaires aux employés aborigènes pastoraux. L’industrie du bétail réagit enprenant congés de la main-d’œuvre aborigène et en conduisant les communautés progressivement hors des propriétés où sont leurs terres ancestrales.

1967
Plus de 90 % des Australiens ont voté dans un referendum pour abolir la discrimination contre les Aborigènes dans la Constitution, en annulant deux clauses, et donner ainsi le droit au Commonwealth de donner la citoyenneté à tous les Aborigènes, et aussi le droit au suffrage universel et aux Recensements. Sur le plan fédéral, les Aborigènes sont nés sur le sol australien et sont donc citoyens, mais les Etats et des décrets limitent leurs droits.

1971
Les Aborigènes sont comptés pour la première fois dans les statistiques démographiques.

Neville Bonner est nommé par le parlement du Queensland pour une fonction au Parti Libéral au Sénat. Il est le premier aborigène à siéger au parlement fédéral.

1972
La tente de l’Ambassade aborigène est montée devant la Maison du Parlement à Canberra. Parmi les revendications citons : l’intégration, auto-détermination, autonomie

1975
L’Acte Anti- Racisme est passé au Parlement Fédéral.

L’Acte de la Grande Barrière de Corail et Parc Marin est proclamé par le gouvernement de Whitlam pour établir un control, et diriger et développer le parc marin dans la région de la Grande Barrière de Corail.

L’Acte de la Commission ‘Australian Heritage Commission’ est crée.

Rover Thomas donne naissance à une cérémonie inédite, avec ses chants et ses tableaux, le Gurrirr Gurrirr. C’est l’origine de l’école de Turkey Creek, dans les Kimberley, au nord ouest du continent.

1976
L’Acte des Droits à la Terre (Territoire du Nord) est passé par le Parlement fédéral qui reconnaît les droits fonciers des Aborigènes à environ 11,000 personnes.

La municipalité des Pitjantjatjarra est constituée.

1978
Ordonnance des droits des Sites Sacrés aborigènes du Territoire du Nord. Une loi prosécutive pour les sites sacrés est passée.

Le Conseil du Droit Foncier du Kimberley est constitué. Le Territoire du Nord devient indépendant grâce au gouvernement de Fraser.

Le 3 novembre, un Accord des Rangers (uranium mining) est signé par le Conseil du Droit Foncier du Nord du Territoire du Nord et le Commonwealth d’Australie

1979
Les femmes d’Utopia, d’une communauté du désert central, dévoilent leurs peintures corporelles en guise de témoignages, lors du procès de reconquête de leurs terres.

1980
Premières peintures ‘ à points’ du désert, au musée fédéral de Canberra (National Gallery d’ Australie). Les premières peintures sur écorce étaient, elles, entrées dans un musée des beaux-arts (Art Gallery de la Nouvelle Galles du Sud, Sydney) au début des années soixante.

1983
Uluru, le monolythe rouge le plus célèbre, est transféré à ses propriétaires Ancestraux, aussi propriétaires de territoires de la région . Un bail stipule la jouissance du site durant 99 ans par le gouvernement, comme parc national et comme site touristique.

1988
Des dizaines de milliers d’Insulaires du Détroit de Torres , les Aborigènes, et des personnes non-aborigènes marchent à Sydney, le 26 Janvier (fête nationale) pour célébrer la survivance de la culture aborigène durant le bicentenaire marquant l’arrivée des colons britanniques.

Une exposition de 88 peintures sur batik faites par des femmes de la communauté d’Utopia en Australie Centrale, a lieu sous les auspices du collectionneur et milliardaire, Robert Holmes à Court.

Mémorial Aborigène, 200 poteaux funéraires, correspondant aux deux cents années d’occupation blanche, sont exposés à la biennale de Sydney.

La région du Queensland Wet Tropics ( vaste forêt) est inscrite sur la liste de l’Héritage Mondial.

1990
La Commission Aborigène et du Détroit de Torres est crée. (ATSIC)

1991
La Commission Royale de l’incarcération aborigène présente un rapport et les Recommandations au gouvernement fédéral.

Conseil de Réconciliation crée par le gouvernement fédéral et qui regroupe 25 membres : 12 Aborigènes, 2 représentants des îles du Détroit de Torres, au nord-est du continent et 11 représentants de l’Australie. Il cherche à harmoniser les relations entre les Aborigènes et l’Australie blanche par une campagne d’informations, débats.

1992
La Haute Cour d’Australie reçoit le Cas Mabo et en plaidoirie que son titre foncier existe – On abolie le concept que L’Australie était Terra Nullius (terre à personne) qui s’applique au plaignant de l’île Murray. (Eddie Mabo)

Le Premier Ministre Paul Keating à Redfern Park (Sydney) inaugure l’Anniversaire de la décennie de l’Année Internationale des Peuples Autochtones et la souffrance des erreurs du passé

Le Sommet de la Terre des Nations Unies à Rio de Janeiro établit un programme standardisé pour la protection de la biodiversité dans le monde

1993
L’Acte du Titre de Natif est passé au Parlement fédéral

1994
Le ‘Fond Indigène pour la Terre ‘ est établi par le gouvernement fédéral pour les personnes indigènes pour acheter de la terre, une initiative qui s’ensuit de la décision Mabo.

1995
Une commission d’enquête nationale s’insurge et remet les faits sur des enlèvements d’enfants Aborigènes sous la tutelle de la police gouvernementale (entre 1910 et 1970).

Le Conseil pour la Réconciliation, ATSIC, la Commission de la justice sociale des Aborigènes et Insulaires du Detroit de Torres présentent les rapports au gouvernement fédéral, pour que la justice sociale pour les Aborigènes et insulaires du Détroit de Torres soit rendue.

1995
La Corporation de la Terre des Indigènes est entamée par un programme national de l’acquisition et gérance des terres pour les Indigènes australiens utilisant l’argent du fond foncier.

1996
L’Agrément du ‘Cape York légifère les intérêts des groupes indigènes, le syndicat des éleveurs de bétail et l’Association australienne pour la Conservation.

La décision juridique du Cas des ‘Wik’ (groupe tribal), dans le Grand Nord du Queensland est rendue par la Haute Cour qui accorde un titre indigène (native title) sur des baux pastoraux.

A Darwin, 2 sculptures de sable sont réalisées respectivement dans le hall du parlement du Territoire du Nord et dans celui du Palais de Justice.

1997
Convention Australienne pour la Réconciliation (Mai), aux Bureaux du Congrès Mondial à Melbourne

Les années 2000
Cathie Freeman, remporte la course du 400 mètres d'athlétisme, aux Jeux Olympiques de Sydney , enlevant la medaille d'or.

Le Conseil de la Réconciliation atteint la fin de sa décennie, il en résulte un rapprochement des citoyens australiens sur le Pont de Sydney, lors d’une marche réunissant plus de 100 000 personnes. Le sort des victimes de la génération volée est pris en compte.

L’Aboriginal Art & Culture Centre ª à Alice Springs, appartenant à un clan du groupe tribal ‘Arrernte’ se voit remettre des outils et matériaux, qui ont appartenu à leurs ancêtres ; un geste historique rendu possible grâce au musée de l’Australie Méridionale et quelques personnes anonymes.

Kumantjey Perkins, (tribu Arrernte et Kalkadoon), décède à Sydney, il fut un activiste pour la justice aborigène. Né à Alice Springs en 1936, mort le 18 octobre 2000 à l'age de 64 ans.

2001 +
L'Australie fête le centenaire de la fédération. Les Aborigènes le célèbre à leur manière en organisant le plus grand corroborre en invitant toutes les tribus à danser dans la région d'Alice Springs en Australie Centrale, en septembre 2001, lors du festival Yeperenye .

ANNEXE : La culture aborigène

Le Dreamtime (temps du rêve)

Les Aborigènes ont l’esprit de clan et sont très attachés à leur terre. Les concepts englobés dans le Dreamtime sont liés à cette terre. Le Dreamtime raconte comment la terre a été donnée aux hommes au commencement du monde quand les ancêtres sortirent de terre pour devenir des animaux, puis des hommes et créèrent les paysages que nous voyons aujourd’hui.
Les chants et danses sont une forme d’expression de l’héritage culturel. Chaque cérémonie a son nom car chaque groupe a sa langue.

Ci dessous, vous pouvez visionner une vidéo concernant la danse aborigène :




L'art aborigène :

Les premières manifestations de l'art aborigène australien remontent à plus de 30 000 ans : ce sont des peintures et des gravures rupestres qu'on peut encore voir, par exemple dans les grottes sacrées du Nord du pays. Cet art est continuement développé tout au long de l'histoire de l'Australie jusqu'à l'arrivée des premiers colons anglo-saxons donnant lieu à des styles différents (figuratifs ou abstraits) et développant à la fois peinture (rupestre, sur sol, sur écorce) et sculpture (totems, objets rituels).



  • En un premier temps, l'art aborigène fut soit méprisé soit nié par la puissance colonisatrice. Au plus s'intéressait-on à ses manifestations dans une perspective ethnologique. Cette situation perdura tout au long du XIXème siècle et de la première moitié du XXème.

  • Cependant déjà au cours des années 1930, les peintures et les sculptures réalisées par les Aborigènes à des fins religieuses commencèrent à attirer l'attention d'amateurs d'art séduits par leur caractère énigmatique, abstrait et novateur. Les Aborigènes furent dès lors incités à réaliser des œuvres destinées à ce public tout en gardant à leur production la dimension religieuse qu'elle avait à l'origine.

  • A partir des années 1970, à la faveur des mouvements d'émancipation aborigènes, l'existence, la singularité et la valeur de cet art ont été de plus en plus reconnues et, tout en s'inspirant d'une tradition culturelle plurimillénaire, un véritable art aborigène contemporain (peinture, sculpture, mais aussi gravure, photographie, installations) est né et s'est imposé sur la scène internationale.



    Le didgeridoo


    Cliquez sur la flèche pour écouter le son du digeridoo





    Le didgeridoo est un instrument de musique à vent utilisé par les aborigènes du nord de l' Australie. Son usage semble très ancien, certains prétendent qu'il pourrait remonter à l' âge de pierre (40 à 60 000 ans), néanmoins il n'existe aucune preuve de cette affirmation.


Une légende aborigène relate ainsi l'origine mythologique du didgeridoo :

" Au commencement, tout était froid et sombre. Bur Buk Boon était en train de préparer du bois pour le feu afin d'apporter protection, chaleur et lumière à sa famille. Bur Buk Boon remarqua soudain qu'une bûche était creuse et qu'une famille de termites grignotait le bois tendre du centre de la bûche. Ne voulant pas blesser les termites, Bur Buk Boon porta la bûche creuse à sa bouche et commença à souffler. Les termites furent projetées dans le ciel nocturne, formèrent les étoiles et la voie lactée, illuminant le paysage. Et pour la première fois le son du didgeridoo bénit la Terre-Mère, la protégeant elle et tous les esprits du Temps du rêve, avec ce son vibrant pour l'éternité. "


samedi 6 janvier 2007

Contesté



La mise en place de la politique d'assimiliation ces 30 dernières années est largement contesté, en effet les aborigènes n'ont pas pu réellement prendre part à cette politique de plus certains d'entre eux accusent cette politique (être un moyen de détourner l'attention des revendications politiques aborigènes mais aussi "d'afficher" une meilleure image de l'Australie sur le plan international.

A) le scepticisme aborigène

Cette politique est contestable car comme l’explique Vanessa Castejon dans Les aborigènes et l’Apartheid politique australien cette politique aurait pour but d’exposer une meilleure image de l’Australie sur le plan international (l'image de l'Australie est importante aux yeux du gouvernement car elle influence l'electorat et l'opinion internationale). Le traitement réservé aux aborigènes participe à l'image du pays puisqu'il participe à son identité.

Mais le problème majeur vient du fait que l'unique rapport entre les aborigènes et les australiens est l'image que véhicule les médias de ceux ci. En effet, d'après Martin Flanagan (un des parrains du Sorry Day) "L'australien moyen vit en banlieue des grandes villes et ne tire ses connaissances de l'Australie aborigène que de l'image qu'en donnent les médias.



L’exemple le plus concret est le tapage médiatique effectué à propos des aborigènes lors des jeux olympiques de 2000.En effet lors la cérémonie d’ouverture des J.O un enfant aborigène en tenue traditionnelle et un enfant non aborigène on été les acteurs principaux mais il n'y a eu aucune référence aux massacres et enlèvements qu'a connu la génération volée. De plus lorsque Cathy Freeman a gagné l'épreuve du 400 mètres femmes, elle a brandi le drapeau australien mais aussi le drapeau aborigène. Or les médias se sont empressés de décrire cette "victoire australienne" et ce symbole de la réconciliation alors qu'un mois plus tôt avait eu lieu une polémique sur la question d'interdire le drapeau aborigène dans les stades olympiques ... Cathy Freeman est donc devenue un symbole dé réconciliation sur le plan international

De plus le choix de Cathy Freeman comme porteuse de la flemme olympique est très politique car il a donné l'impression que les aborigènes avaient leur place dans la société australienne alors qu'il existe encore de nombreuses inégalités entre les indigènes et les australiens.

B) Des inégalités encore flagrantes


Cette politique de réconciliation est aussi contestable du fait que de nombreuses inégalités demeurent.
En effet, les aborigènes sont encore touchés par un fort taux de mortalité. Celui-ci est 5 fois plus important que celui de la population australienne globale, on estime que la moitié des morts aborigènes survient avant qu’ils atteignent l’âge de 50 ans. Trois morts sur quatre surviennent avant 65 ans chez les hommes autochtones. Quatre femmes sur dix meurent avant leur cinquantième anniversaire et deux sur trois avant leur soixante-cinquième, alors que la majorité des morts en Australie survient chez les personnes de plus de soixante-cinq ans. Cela s’explique par le peu de soins auxquels les autochtones ont accès soit parce qu’ils habitent trop loin d’un hôpital soit parce qu’ils n’ont pas assez de moyens pour aller chez un médecin. Mais ce qui est plutôt paradoxal c’est que le budget consacré aux soins des aborigènes est supérieur à celui consacré aux australiens. D’un point de vue économique, de nombreux aborigènes sont en situation de grande précarité. Victimes du coût trop élevé des logements dans les villes australiennes par rapport à leur revenu, beaucoup d’aborigènes vivent dans des habitations jugées inacceptables par le reste de la population. Afin de forcer les écoles à accepter les enfants indigènes, le gouvernement australien a fixé des quotas forts élevé mais malgré tout cela en 1996 seulement 73.7% des enfants aborigènes âgés de quinze ans étaient scolarisés contre 91.5% des adolescents australiens de cet âge ; seulement 12% des aborigènes âgés de 19 ans font des études supérieures. C’est pourquoi les autochtones sont fortement touchés par le chômage. En effet ce fléau moderne touche 22.7% de la population aborigène alors que 9.2 % de la population active australienne est au chômage. Donc il s’agit d’un cercle vicieux qui touche les autochtones. Ceux-ci n’ont pas les moyens de payer des études longues à leurs enfants. Qui de ce fait auront des emplois peu rémunérés qui ne leur permettront pas à leur tour de payer des études convenables à leurs enfants.
Donc malgré tout les efforts du gouvernement australien pour sortir les aborigènes de la pauvreté, ceux-ci ont beaucoup de mal en faire leur entrée dans la société australienne, même si il existe certaines personnes telles Cathy Freeman ou Neville Bonner ainsi que Aden Ridgeway (les deux seuls députés aborigènes d’Australie) qui ont réussi à se créer de la place dans cet espace plutôt clos.

vendredi 5 janvier 2007

la politique de réconciliation



A) Un début de reconnaissance

Le Commonwealth est né en Australie le 1er janvier 1901, la fédération des colonies est alors achevée. Après 10 ans d’évolution le Commonwealth de l’Australie naît sous forme de dominion britannique: (Relation privilégiée avec la couronne britannique puisque l’Australie restait liée à l’Angleterre, en prêtant allégeance au monarque britannique).
Bien que l’Australie ait obtenu son indépendance au début du XX ème siècle, le gouvernement britannique a gardé certains pouvoirs sur le dominion jusqu’au statut de Westminster en 1931. Traité qui reconnu officiellement l’indépendance de tout les dominions faisant partie de l’empire britannique. Il a été ratifié par le parlement australiens en 1942. Celui ci avait gardé une certaine autorité sur ce dominion jusqu’en 1967, date à laquelle la constitution s’est vue modifiée, lors d’un referendum organisé par l’état, Plus de 90% des électeurs se sont prononcés en faveur d’une plus grande indépendance.
L’Australie étant divisée en 6 états fédéraux, chaque état possède son propre gouvernement. Des directives plus souple au niveau régionale on permis a chacun de ces état de restreindre, voir de supprimer les libertés et les droits que la nouvelle constitution avait accordé aux aborigènes, ainsi certains états se permettent de ne pas les comptabiliser.
Cette nouvelle constitution a permis au gouvernent fédéral, de voter des lois, pour protéger les aborigènes, en les recensant pour la première fois. Une des lois «Aboriginal and Torres Island Act » a permis aux différents états d’adopter la politique qu’ils souhaitaient pour développer des mesures de discrimination à leur encontre.

A partir de 1973, le gouvernement de l’époque a mis en place une politique plus humaine d’auto- détermination, supprimant les libertés que les états pouvaient se permettre sur le sort des aborigènes.

La loi «original land act» parut en 1976 a permit aux aborigènes de réclamer, en justice, des terres ancestrales, afin d’obtenir des titres de propriété libre et perpétuelle appelés «freeholdtitle ». Cet acte de droit a la terre, reconnaît les droits fonciers, des aborigènes des territoires du nord ainsi, la négociation de leurs terres est devenue possible.

Celle-ci s’est effectuée principalement, avec les compagnies minières, qui durent en 1978, selon « l’ordonnance des droits des sites sacrés » des territoires du nord, payer un droit d’exploitation des sous sols sacrés. Les aborigènes perçurent donc des «royalties».

Actuellement, les bénéfices que les aborigènes reçoivent de l’exploitation de ces terres, représentent l’une des principales ressources financières des aborigènes du nord.

Le mot « réconciliation » est apparu pour la première fois en 1988, dans une déclaration commune des églises chrétiennes australiennes intitulée « vers la réconciliation dans la société australienne »
Ce mot « réconciliation » est apparu alors qu’on célébrait le bicentenaire de la découverte de l’Australie.
De violentes manifestations rassemblèrent plus de 300 000 aborigènes, dans les rues de Sydney pour rappeler que cet anniversaire représentait pour eux des années de larmes et de sang.

Le 2 septembre 1991, le parlement d’Australie a secondé la création d’un «conseil pour la réconciliation aborigène» crée pour une durée de 10 ans
Ce conseil s’occupait de centraliser l’avancée de la réconciliation dans différents domaines, tels que: l’éducation, la santé, les affaires…
Il était composé de 25 membres: 12 Aborigènes, 2 insulaire du détroit de Torres et de 11 non indigènes
Il avait aussi pour but de rédiger un rapport sur les mérites et le contenu potentiel d’un document ou de plusieurs documents sur la réconciliation.
Le document qui devait être rédigé avait pour objectif de montrer la responsabilité et l’engagement des non aborigènes dans l’avancement de la réconciliation avec les aborigènes.
Les valeurs de ce conseil étaient les suivantes:

«Une Australie unie qui respecte cette terre qui est la nôtre;
qui apprécie à sa juste valeur, le patrimoine des Aborigènes
et Insulaires du détroit de Torres et qui procure justice et
égalité pour tous»

A partir du 1er Janvier 2001 arrivé à échéance, le conseil a été dissous car Un autre mouvement la remplacé : « Le mouvement Réconciliation Australia ».Celui-ci poursuit encore actuellement le long travail que le conseil avait entrepris auparavant et a repris les mêmes valeurs que celui-ci.

Cette réconciliation doit maintenant se poursuivre seule, néanmoins le gouvernement australien a réaffirmé son engagement proclamé par l’ex 1er ministre travailliste (1991-1996): Paul Keating qui fut le premier et le seul a exprimer la responsabilité de l’Australie blanche envers les aborigènes

« Le point de départ pourrait être de reconnaître que le problème vient de nous, les australiens non aborigènes.
Ça commence je pense par une reconnaissance […] nous pourrions, nous, les australiens non aborigènes, nous imaginer dépossédés de la terre sur laquelle
nous avons vécu pendant 500 000 ans et imaginer qu’on nous dise
qu’elle n’a jamais été la nôtre […] imaginer que nous ayons été
Victimes d’injustices et de reproches et qu’on nous le reproche.
Il me semble que si nous pouvons imaginer les injustices nous pouvons
imaginer le contraire. »
Même s’il reste encore beaucoup à faire, pour que ceux-ci soient tout a fait réhabilités, ces quarante dernières années ont marque un tournant dans l’histoire de leur assimilation car elles ont été marquées d’un plus grand nombre de victoires qu’en deux siècles passés.

B ) Les mouvements de réconcilliation

En 1973, Gough Whiltam le premier ministre de l’époque a crée un ministère des affaires aborigènes. Il avait pour objectif d’administrer l’argent que les aborigènes percevaient de la location de leur terre, notamment à des compagnies minières.

Une organisation s’est crée en parallèle, qui a permit aux aborigènes d’élire des représentants de leur peuple dans 41 régions.
L’Etat australien a édifié de nombreuses institutions autochtones, pour pouvoir s’entretenir avec un seul interlocuteur plutôt qu’un grand nombre d’indigènes :

ASTIC (Aboriginal and Torres Srait Islander commission) crée en Mars 1990 gère un grand nombre de programmes de politique et de services.
L’ASTIC avait été créé pour que les deux peuples autochtones australiens :les aborigènes résidant sur le continent australien et les insulaires de Torres Strait vivant dans les îles au nord du Queensland puissent se joindrent aux politiques qui les concernaient, en accord avec la politique gouvernementale d’autodétermination.

Pour parfaire ce processus de réconciliation, des mouvements ont été créés, tels que le Sorry Day ou jour de réconciliation. Il est né de l’inspiration de John Bond, un australien, alerté par un rapport, que la couronne d’Angleterre avait ordonné en 1997 et qui a été pour lui une révélation importante lui permettant de prendre conscience de l’ampleur du problème aborigènes.

En créant en 2000 le Sorry Day John Bond a crée un jour anniversaire pour rappeler aux australiens l’histoire de cette génération volée.
Il a tout d’abord commencé dans sa ville, de Canberra. D’année en année, le Sorry Day a pris de l’ampleur, relayé par les médias.
En Mai 2000, un million d’habitants s’est rassemblé pour une «journée du pardon» soit 5%du pays, dans le but de rencontrer, découvrir et partager avec les aborigènes ce désir de pardon, premier pas vers une réconciliation, et une reconnaissance de cette minorité.

Actuellement un véritable réseau s’est mis en place :( comités régionaux, actions annuelles, travaux d’experts auprès des médias et des politiques.) Cependant, beaucoup d’australiens continuent à nier le problème. Ainsi, l’association du Sorry Day a lancé un autre programme nommé:
«Healing Day», Le but de ce nouveau programme est de réveiller la conscience de chaque australien.

Les organisations de réconciliation sont donc variées, sur le plan de la santé, des droits territoriaux, de l’éducation.
La réconciliation est un processus à long terme qui doit permettre d’améliorer les
relations entre les aborigènes et les australiens.

jeudi 4 janvier 2007

De la non reconnaissance d'un peuple


A) La terra nullius, facteur d’assimilation

Le principe de la « terra nullius » est un principe qui a été développé lors de la colonisation. En effet terra nullius est une locution latine signifiant : terre inhabitée. L’expression se réfère à un principe du XVIIème siècle qui décrit le lieu n’étant pas réclamé par une puissance souveraine reconnue par les autorités européennes ; selon ce principe les terres n’étaient possédées par personne. James Cook en 1770 déclare l’Australie terra nullius et, au nom de la couronne britannique s’appropria les terres aborigènes en dépit des recommandations du colonial office et du roi Georges III. Ce principe a entraîné une exploitation et une tentative d’annihilation de la population aborigène. La terra nullius en Australie à tout d’abord permis de faire de ce territoire une colonie pénitentiaire afin de désengorger les prisons britanniques. En effet le 18 janvier 1788, le capitaine Arthur Philip débarque a Botany Bay avec 759 prisonniers et l’australie servira de colonie pénitentiaire jusqu’en 1858 (150 000 prisonniers y avaient été envoyés). Ce principe de terra nullius a entrainé une forte réduction de la population aborigène, celle-ci selon un recensement effectué en juin 2001 ne représenterait actuellement plus que 2 % de la population australienne.
Ces chiffres s’expliquent par la politique d’assimilation entreprise après la politique de la terra nullius par les colons britanniques puis par le gouvernement australien. L’assimilation est une forme d’acculturation qui entraine la disparition totale des éléments culturels d’origine et l’intériorisation complète de la nouvelle culture. Cette politique s’est traduite en Australie, selon les territoires, par une interdiction d’effectuer les cérémonies religieuses aborigènes.

B) Les mesures d’assimilation entraînent la naissance de la « génération volée »

Entre 1910 et 1970, plus de 100.000 enfants aborigènes ont été enlevés de force ou sous la menace à leurs familles par la police ou les officiers de santé publique. La plupart étaient âgés de moins de 5 ans. Ils sont connus sous le nom de « générations volées ».
La plupart des jeunes enfants ont été élevés dans des institutions religieuses ou dans les institutions d'Etat. Quelques uns ont été placés dans des familles blanches ou adoptés par des parents blancs.

Le début du 20e siècle est marqué par l'enlèvement des enfants "half-caste". A cette époque, plusieurs ordonnances d'état permettent à l'administration australienne d'enlever les enfants métis à leurs familles et de les placer dans des institutions.
Le but de cette entreprise est de supprimer la culture aborigène du continent australien.
Les institutions sont souvent dirigées par des religieux qui inculquent aux enfants une éducation blanche. Pour atteindre cet objectif, les enfants sont soumis à des règles strictes et subissent, en cas de désobéissance, des punitions morales et physiques humiliantes. En 1997, un rapport d'enquête intitulé "Bringing them home" révelait à l'ensemble des Australiens ces pratiques du passé. Ce rapport contient plus de 700 témoignages accablants de personnes déracinées et abusées. Les auteurs précisent que ces pratiques ont continué juqu'aux années 70 et qu'elles ont touché entre 1 pour 3 et 1 pour 10 enfants aborigènes de toute l'Australie.



Parallèlement, la mise en place de réserves pour les adultes a assuré une certaine protection des aborigènes contre les abus des prospecteurs miniers. A cette époque, les campements aborigènes sont tolérés sur les propriétés d'élevage mais à condition de fournir une main d'œuvre bon marché. Les salaires sont payés en sachet de thé, farine et sucre. L'introduction de cette alimentation étrangère entraîna l'apparition de maladies nouvelles pour les aborigènes comme le diabète ou l'obésité. D'autre part, la nourriture traditionnelle ayant presque disparu, les aborigènes sont obligés de voler du bétail pour se nourrir. En réponse à ces vols, la police et les colons blancs organisent des massacres qui resteront gravés dans les mémoires. Celui de Conniston (1928), situé à l'est de Yuendumu, dura plus d'une année et fit officiellement 17 victimes. En réalité, c'est une tribu entière qui fut rayée de la carte de la région. Le résultat de ces rapports violents se retrouve dans les chiffres de la population aborigène : en 1933, le nombre d'aborigènes est au plus bas et ceux de Tasmanie sont définitivement exterminés. Les défenseurs de la cause aborigène emploient le terme génocide pour parler de cette période dramatique.

mercredi 3 janvier 2007

Le plan de notre TPE

Problématique : En quoi la politique coloniale du Royaume Uni influe t’elle encore aujourd’hui sur la politique intérieure de l’Australie envers les aborigènes ?

I) De la non reconnaissance d’un peuple …

A) Le principe de « Terra Nullius »

B) Qui a entraîné des mesures d’assimilation

C) La naissance de la génération volée

II) A une tentative de réconciliation

A) Un début de reconnaissance

B) Les mouvements de réconciliation

III) Contestée …

A) la politique libérale australienne saborde les tentatives de réconciliation

B) Des inégalités encore flagrantes

mardi 2 janvier 2007

Introduction

« Le climat de l'Angleterre a été le plus puissant des facteurs du colonialisme. »

Russell Green

Le 19eme siècle est considéré comme l’apogée du colonialisme européen, par ses colonies la couronne britannique espère affirmer sa puissance. En effet, en pleine période d’industrialisation (1800 pour l’Angleterre ; 1850 pour la France), l’Angleterre affirme sa supériorité au travers d’un empire colonial qui s’étend de l’Amérique du Nord à l’Océanie en passant par l’Afrique et l’Inde. L’Australie, bien qu’elle fût accostée par de nombreux navigateurs européens, a réellement été colonisée par le lieutenant de la marine britannique : James Cook. L’Angleterre a fait de l’Australie une colonie de peuplement et plus particulièrement une terre d’accueil pour les bagnards afin de désengorger les prisons britanniques. Ensuite son statut a évolué afin de devenir une terre d’accueil pour de nombreux immigrants britanniques ou étrangers. Au sortir de sa guerre d’indépendance avec ses colonies d’Amérique du nord, l’Angleterre est très ébranlée et donc décide de modifier le statut de l’Australie ce pays devient donc membre du Commonwealth et bénéficie alors d’une relation particulière avec le Royaume-Uni. Mais comme beaucoup de colonisations, celle de l’Australie se fait au détriment d’un peuple : le peuple aborigène.

En quoi la politique coloniale du royaume uni influence t elle encore aujourd’hui la politique intérieure de l’Australie envers les aborigènes ?